Difficultés relationnelles au travail

Difficultés relationnelles au travail

Difficultés relationnelles au travail : naviguer sur les Eaux Agitées des Relations au Travail

Dans l’écosystème complexe du lieu de travail, les relations interpersonnelles peuvent parfois sembler comme des fils entremêlés, difficile à démêler.
Les conflits, les mésententes, les ressentiments peuvent émerger, parfois de façon inattendue.

Et oui, le monde professionnel peut être un défi relationnel où le conflit peut exister. Mais attention, il ne faut pas confondre conflit et violence. Car si le 1er peut permettre d’apprendre à se connaître, la seconde est à proscrire.

Explorons donc ces défis relationnels et voyons des approches pour les surmonter, en cultivant des interactions empreintes de compréhension et de respect.

Comprendre les racines du conflit

Difficultés relationnelles au travail, les reconnaître

Au travail, comme dans notre vie personnelle, les racines du conflit peuvent prendre racine dans diverses sources.
Bien sûr il y a ce qui est dit mais très souvent ce n’est pas suffisant !
Il y a :
☑️ Les différences de personnalité,
☑️ Les objectifs contradictoires,
☑️ Les enjeux personnels,
☑️ Les malentendus,
☑️ Les besoins de chacun.

L’alimentation des conflits ou des tensions peut venir de multiples sources :
✅ Le manque de communication,
✅ Une mauvaise communication,
✅ Une stratégie d’évitement,
✅ L’absence de prise en compte des besoins de chacun…

Nous avons tous des personnalités complexes que le contexte professionnel et les relations interpersonnelles non choisies peuvent chahuter. Il est donc normal de parfois rencontrer des conflits au travail, des relations difficiles.
En revanche, si cela devient la norme, si cela devient trop, ce dont je parle ci-dessous peut ne pas être suffisant.

le conflit n’est pas nécessairement négatif.

Le conflit n’est pas nécessairement négatif.
C’est souvent la manière dont nous y répondons qui détermine son impact sur notre environnement professionnel (ou personnel d’ailleurs).

En effet, les tensions, le conflit peuvent être vues non comme des menaces mais comme des opportunités de croissance, de compréhension mutuelle et même de cohésion.

Néanmoins, la plupart du temps, le conflit est évité. Pourquoi ?
Parce que cela fait peur, parce que nous ne savons pas y faire face, parce que nous voulons que tout se passe bien.
Hors, cela va entraîner de la frustration, de l’accumulation, qui un jour ou l’autre ressortiront, et pas toujours de façon adéquate vu que c’est alors « la goutte qui fait déborder le vase ! ».

Le conflit, les tensions, ne sont pas la violence

Lorsque nous parlons de conflit, de tensions relationnelles, nous ne parlons pas de violence.
Le conflit peut être sain, nécessaire pour exprimer son désaccord, son ressentiment.
Le conflit signifie dire les choses, affirmer son désaccord. La violence quant à elle, c’est autre chose.

La violence prend souvent racine dans l’enfance. C’est dans l’enfance que nous avons découvert la violence physique, psychologique, que nous avons pu y côtoyer l’humiliation, le rejet, l’injustice, la trahison. Cela a laissé des traces. Alors nous n’en voulons plus et confondons conflit et violence.

La définition du conflit n’aide pas dans cette confusion.
Ne parlons-nous pas de « conflit armé », de conflit en parlant de guerre ?

Le dictionnaire parle d’opposition entre deux parties. Il n’est alors pas question de violence mais bien de divergence de point de vue.

Le conflit permet d’éviter la violence

Il me semble que c’est le conflit qui permet d’éviter la violence, à condition qu’il soit écouté, entendu, pris en compte.
Pour avoir accompagné de nombreuses situations de conflit, allant jusqu’à des grèves dures, dans ma carrière professionnelle, j’ai constaté combien cela prenait souvent racine dans une absence d’écoute réelle de l’autre et de vraie communication. Une communication qui écoute vraiment, qui tente de comprendre le monde de l’autre.

Alors, quelles solutions, comment faire face et gérer les difficultés relationnelles au travail ?

Difficultés relationnelles au travail, les reconnaître pour ne pas exploser

Des solutions pour gérer les difficultés relationnelles au travail

Je n’ai pas la prétention de lister tout ce qu’il est possible de faire pour gérer les difficultés relationnelles au boulot. Je vais plutôt lister quelques éléments qui me semblent fondamentaux.
Après, si le conflit perdure, s’enracine, se déploie et devient ingérable, faire appel à un médiateur, à un coach peut être nécessaire. Dans tous les cas, le point numéro 1 ci-dessous est essentiel.

1/ Ne pas ignorer les désaccords, les difficultés relationnelles.

Pour un manager, il peut être tentant de minimiser un conflit dans son équipe, de faire comme s’il n’avait pas vu, pas entendu. 

C’est une stratégie de l’autruche. 

Un jour ou l’autre cela ira plus loin s’envenimera et pourra même basculer dans la violence car rien n’a été mis en œuvre pour éviter cela. D’un point de vue managérial, quelques soient les difficultés relationnelles vécues dans l’équipe, je recommande d’en parler, avec chaque acteur, avec les acteurs ensemble et même parfois avec toute l’équipe.
Nous avons le droit de ne pas être d’accord, nous avons le droit d’être en opposition. En revanche, nous avons le devoir d’en parler, de comprendre la source du problème, ses racines, ses aspects « cachés », et de trouver ensemble des solutions acceptables ou tout du moins entendues.

2/ Une Communication Empathique.

La clé pour désamorcer les conflits réside souvent dans notre capacité à écouter activement et à faire preuve d’empathie envers les perspectives des autres.

En adoptant une posture d’écoute ouverte et en cherchant à comprendre les motivations et les sentiments sous-jacents, nous pouvons établir des ponts de compréhension et de collaboration. Cela favorise un climat de confiance et de coopération.

Imaginons que je sois en conflit avec mon manager.
Je demande une augmentation, mon employeur refuse.
S’il n’entame pas la conversation, je vais être en colère, lui en vouloir, lever le pied…
S’il entame la conversation en me demandant en quoi cela est important pour moi, ce que cela représente, si j’ai conscience d’avoir été augmenté l’an dernier, je vais pouvoir m’exprimer, développer mes arguments.
Cela ne changera peut-être pas sa position s’il ne peut augmenter qu’1/3 du personnel, s’il n’a pas suffisamment de bénéfices ou si je suis au maximum de ma fonction mais au moins j’aurai été entendu, écouté et aurais le sentiment d’être pris au sérieux.

3/ Une communication transparente.

Dans la complexité des relations professionnelles, je prône une communication authentique et transparente.
Exprimer ses préoccupations, éviter les malentendus, rechercher des solutions mutuellement bénéfiques, c’est favoriser un climat de confiance et de respect.
Dans l’entreprise, nous sommes tous des adultes.
Bien sûr il y a des positions hiérarchiques mais je crois, fondamentalement, que nous devons veiller à traiter nos collaborateurs comme des adultes.

J’ai constaté, à de multiples reprises, que tous les managers ne traitent pas leurs collaborateurs comme des adultes. Conséquences : cristallisation des oppositions, durcissement des conflits.
« Nous allons faire ça et c’est comme ça ! » (Et oui, cela existe encore).
Typiquement, cela va entraîner des oppositions, du rejet… et des conflits.
Dire ce qui est, factuellement, simplement, est une approche qui responsabilise chacun et va favoriser l’échange.
Bien sûr cela n’élimine pas le désaccord ou le conflit mais ses bases ne seront pas les mêmes. L’échange autour de solutions possibles pourra être entamé.

4/ Avoir des espaces de parole, de discussion, d’expression.

La collaboration efficace est essentielle pour atteindre les objectifs communs.
Alors, créer des espaces dans lesquels chacun va pouvoir exprimer ses ressentis, ses blocages, ses oppositions est nécessaire pour le bien individuel et collectif.

Comment me sentir bien si je ne peux jamais exprimer mon opinion, si je ne peux jamais avoir d’espace où déposer ce qui me dérange, me ronge ?
Cela nécessite des managers prêts à :
✅ Dédier du temps pour se rencontrer, dialoguer,
✅ Véritablement écouter,
✅ Être en capacité de penser que l’autre (les autres) peut avoir de bonnes idées,
✅ Faire preuve de compréhension face à une opinion divergente,
✅ Créer un climat permettant l’expression.

5/ Cultiver un climat de collaboration.

Chaque individu d’une équipe joue un rôle essentiel pour que fleurissent les résultats positifs. Bien sûr, il y aura toujours des tire-au-flanc, des râleurs et des flâneurs et cela peut nous énerver, nous mettre en colère.
Mais cultiver un climat de collaboration c’est permettre à chacun de donner le meilleur de lui-même et de permettre aux conflits larvés d’être exposés au grand jour.
Nous n’avons pas tous la même capacité de travail, le même engagement, les mêmes ressources. Pas la peine de vouloir changer l’autre, cela ne fonctionnera pas. Alors, autant favoriser la collaboration, la coopération, même avec des personnalités que je juge « difficiles » ou « énervantes ».

En développement personnel, nous disons souvent que l’autre et le miroir de ce que nous ne reconnaissons pas chez nous. Cela signifie que si je juge une personne « énervante », « difficile », je peux m’interroger. Qu’est-ce qui m’énerve chez elle ? Pourquoi est-ce que je la juge difficile ? J’ai un peu digressé mais cela me semblait opportun !

6/ Reconnaître ce qui nous unit, le valoriser, sans nier ce qui nous divise.

La focalisation sur les objectifs communs, les valeurs partagées peut permettre de transcender les différences individuelles.
Cela ne signifie pas de nier les divergences, les particularités, qui font la richesse de l’équipe.
Au contraire, reconnaître la singularité de chacun, la valoriser permet que cela devienne une force pour l’équipe. 
Au travail, nous avons besoin que les liens interpersonnels se tissent et se renforcent, au bénéfice du collectif.
Alors, sachons revenir à ce qui nous unit, tout en donnant de la valeur à ce qui nous divise, même si cela n’aboutit pas à un changement. Car parfois, l’objet du désaccord ne peut être changé. Mais le fait d’en parler, de le reconnaître peut véritablement changer la perception du désaccord.

7/ Cultiver la reconnaissance et l’appréciation.

Même dans le conflit, dans l’opposition et la divergence, il est possible de reconnaître la valeur de l’opinion de l’autre et de l’apprécier. Cela favorise un bon climat et la confiance. Oui les idées divergentes sont intéressantes, oui la pensée différente est enrichissante. En reconnaissant la contribution, unique et précieuse de chacun·e, en saluant les idées novatrices et innovantes, mêmes si elles ne sont pas applicables, retenues, possibles, cela crée un climat favorable. Chacun peut se sentir écouté, valorisé, motivé, à donner le meilleur de lui-même, à exprimer le fond de sa pensée.

Les difficultés relationnelles au travail existent

Oui les difficultés relationnelles au travail, au bureau existent.
Nous pouvons les subir ou choisir d’agir, de prendre notre responsabilité.
Pour les particuliers, un travail en coaching (créatif) peut vous accompagner, pour connecter vos ressources, identifier comment sortir d’une situation qui ne vous convient plus.
Pour les pro, un accompagnement (créatif) peut vous aider à gérer des conflits, créer les conditions d’expression de l’équipe, dénouer une situation difficile.

Une question, besoin d’aller plus loin ? Appelez-moi.

À bientôt sur les flots de la collaboration,

Artistiquement

Isabelle

Art-Thérapeute
Coach créative
Enseignante de la méthode Zentangle

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